S&P 500 : record à 7 736 points après la chute du pétrole

Publié le 5 août 2026

Le S&P 500 a terminé mardi sur un record à 7 736,52 points, et il le doit d'abord au pétrole. Le brut a de nouveau perdu plus de 5 % après les signaux d'apaisement entre Washington et Téhéran, ce qui a fait refluer les taux longs et relancé les indices américains. Ce mercredi, le marché quitte les barils pour les salaires, avec l'enquête ADP à 14h15.

Record du S&P 500 le 5 août 2026 sur les marchés actions américains

Le record du S&P 500 tient sur un baril moins cher

L'indice a gagné 136 points, soit 1,8 %, pour finir à 7 736,52 points. Le Dow Jones a pris 907 points (1,7 %) et franchi les 54 000 points pour la première fois de son histoire, à 54 085,88. Le Nasdaq Composite a signé le plus gros écart, 2,6 %, à 26 584,99 points.

Le déclencheur vient du brut. D'après l'agence AP, le Brent a reculé de 5,3 % à 79,36 dollars, deuxième séance de baisse violente depuis que Qatar a évoqué des avancées vers un accord de court terme entre les États-Unis et l'Iran, selon la note de marché de Charles Schwab. Le WTI est retombé autour de 75 dollars. En juillet, le baril avait navigué entre 72 et 102 dollars au gré des craintes sur le détroit d'Ormuz.

Pourquoi le pétrole fait monter les indices

Un baril moins cher, c'est moins d'inflation importée, donc plus de marge de manoeuvre pour la Fed. Le message est passé par le marché obligataire: le rendement du 10 ans américain est retombé à 4,62 %, contre 4,70 % lundi et 4,75 % vendredi. Ce reflux profite mécaniquement aux valorisations, en particulier sur la tech.

L'analyste Daniela Hathorn (Capital.com) résumait la logique dès mardi matin dans TheStreet: les actions traitent les tensions au Moyen-Orient comme une affaire d'énergie, pas comme une menace sur la croissance et l'inflation. Les résultats aident aussi. Près de 85 % des sociétés du S&P 500 battent les attentes ce trimestre. Phil Segner, du Leuthold Group, note que les profits ont bondi d'environ 50 % pendant que les cours faisaient du surplace, ce qui rend le marché moins cher qu'il n'en avait l'air.

Un détail tempère l'enthousiasme. L'indice Fear and Greed de CNN reste à 46, en zone neutre, selon Benzinga. Deux records de clôture et un sentiment qui ne s'emballe pas, l'écart mérite d'être surveillé. Le VIX reste d'ailleurs autour de 16.

L'ADP, premier test avant l'emploi de vendredi

Les futures américains progressent de 0,2 % à 0,3 % avant l'ouverture. L'attention se déplace vers l'emploi. L'enquête ADP est attendue à 68 000 créations de postes après 98 000, d'après Investing.com. C'est le premier des trois rendez-vous de la semaine, avant l'ISM services et le rapport officiel du BLS vendredi.

Sur le marché de l'or, le métal évolue près de 4 085 dollars l'once, soutenu par un dollar un peu plus faible avant ces publications. Là encore, tout se joue sur les anticipations de baisse de taux.

Niveaux clés du jour

Instrument Niveau (support / résistance) Variation (séance du 4 août) Scénario / À surveiller
S&P 500 Support 7 620 points, ancienne résistance et sommet de juin à 7 610 +1,8 % Katie Stockton (Fairlead Strategies) attend deux clôtures nettes au-dessus de 7 620 pour valider la cassure. Un retour sous ce seuil fragiliserait le record.
Pétrole WTI Support 75 dollars, bas du canal baissier Environ -6,5 % Sous 75 dollars, le canal baissier garde la main. Un rebond franc signalerait que le marché doute de l'accord sur Ormuz.

Ari Wald, responsable de l'analyse technique chez Oppenheimer, voit la tech de conviction et les logiciels mener la suite du mouvement si la cassure se confirme, comme le rapporte Invezz.

Agenda éco

14h15, enquête ADP (consensus 68 000, précédent 98 000). Sous 50 000, les paris sur une baisse de taux se renforcent, ce qui pèse sur le dollar et soutient les indices. Au-dessus de 100 000, les taux longs remontent et la tech encaisse le choc.

15h45, PMI services S&P Global (consensus 53,6, précédent 51,2). Une confirmation au-dessus de 53 conforterait le scénario d'une économie qui ralentit sans casser.

16h00, ISM services (consensus 54,5, précédent 54,0). Un chiffre sous 50 ferait ressortir le risque de récession et changerait la lecture du repli du pétrole.

16h30, stocks de brut EIA (précédent -7,167 millions de barils). Une nouvelle forte baisse des stocks aiderait le WTI à défendre les 75 dollars.

L'essentiel

Le record du S&P 500 repose sur la détente pétrolière et le reflux des taux, pas sur un emballement du sentiment. Les trois publications de l'après-midi diront si ce socle tient jusqu'au rapport sur l'emploi de vendredi.

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Ceci n'est pas un conseil en investissement. Contenu purement informatif.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'enquête ADP ?

L'enquête ADP mesure chaque mois les créations d'emplois dans le secteur privé américain. Elle paraît deux jours avant le rapport officiel du BLS et sert de premier indice, même si les deux chiffres divergent souvent.

Pourquoi la baisse du pétrole profite-t-elle aux actions ?

Un brut moins cher allège la facture énergétique des entreprises et des ménages, ce qui soutient les marges et calme les craintes sur l'inflation. Le marché y voit souvent un feu vert pour les indices, sauf quand la baisse traduit un affaiblissement de la demande.

Qu'est-ce que le rapport sur l'emploi américain ?

Publié chaque mois par le BLS, il mesure les créations d'emplois hors agriculture et le taux de chômage. C'est l'un des indicateurs les plus suivis, car il oriente les anticipations sur la politique de la Fed.

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