L'or bondit à 4 084 $ après le repli de l'IPC, 15 juillet 2026
15 juillet 2026
L'or a inscrit un nouveau record mardi, à 4 084 $ l'once, après un IPC (CPI) américain retombé à 3,5 % sur un an. Le reflux de l'inflation éloigne la menace d'une hausse de taux et redonne de l'éclat au métal jaune, alors que Wall Street rebondit et que le pétrole reste sous tension.
L'inflation ravive la ruée vers l'or
Les prix à la consommation ont reculé de 0,4 % en juin et l'inflation annuelle est tombée à 3,5 %, contre 3,8 % attendu par les économistes interrogés par Dow Jones et 4,2 % un mois plus tôt. La baisse vient surtout de l'énergie, en chute de 5,7 % sur le mois, sa plus forte contraction depuis avril 2020, même si le poste reste en hausse de près de 16 % sur un an. Le cœur de l'inflation, hors alimentation et énergie, est resté stable, ramenant son rythme annuel à 2,6 %. Pour l'or, la mécanique est simple: des taux réels moins menaçants réduisent le coût d'opportunité de détenir un actif sans rendement. Le métal a gagné plus de 1 % et inscrit un plus haut historique à 4 084 $.
Wall Street respire, la Fed sous les projecteurs
Le reflux des prix a soulagé les actions. Le S&P 500 a fini à 7 543,59 points (+0,38 %) et le Nasdaq Composite à 26 107,01 (+0,90 %), la technologie et les semi-conducteurs en tête, tandis que le Dow a terminé quasi stable. Les cambistes ont réduit leurs paris sur un resserrement rapide de la Fed, un scénario qui hantait le marché depuis le pic d'inflation du printemps. L'attention se porte désormais sur l'audition du président Kevin Warsh devant le Sénat, ce mercredi à 16h00 heure de Paris, et sur le PPI de juin publié le matin. Deux rendez-vous qui diront si la détente se prolonge côté producteurs.
Les banques ouvrent la saison en fanfare
Les grandes banques américaines ont lancé la saison des résultats au-dessus des attentes. Goldman Sachs s'est distingué avec un bénéfice de 20,98 $ par action, bien au-delà des 14,48 $ attendus par les analystes interrogés par LSEG, et le titre a bondi de 9 %. Morgan Stanley a gagné près de 4 %, portée par sa banque d'investissement. La volatilité née du conflit avec l'Iran a gonflé les revenus de trading, un effet que plusieurs directions financières ont mis en avant. Ces publications donnent le ton avant une vague de résultats qui s'étalera jusqu'à la fin du mois.
Le pétrole à contre-courant
Seul le brut résiste à l'apaisement. Le WTI a grimpé de plus de 3 %, vers 80 $, et le Brent a dépassé 86 $, les marchés redoutant une entrave au trafic dans le détroit d'Ormuz. Cette flambée entretient le risque inflationniste que l'IPC vient pourtant d'alléger, ce qui explique pourquoi le sentiment reste prudent malgré la hausse des indices: l'indice Fear & Greed de CNN campe à 44. Le dollar, lui, se maintient près d'un plus haut d'un an face à l'euro, à 1,1392.
Niveaux clés du jour
| Instrument | Niveau / Prix | Variation | À surveiller |
|---|---|---|---|
| S&P 500 | 7 543,59 | +0,38 % | Réaction au PPI et à Warsh |
| Nasdaq Composite | 26 107,01 | +0,90 % | Tenue des semi-conducteurs |
| Dow Jones | 52 508,27 | +0,02 % | Rotation vers la cote value |
| Or (XAU/USD) | 4 084 $ | +1,0 % | Taux réels et dollar |
| Pétrole WTI | 80,44 $ | +3,08 % | Détroit d'Ormuz |
| Bitcoin | 62 009 $ | -3,16 % | Appétit pour le risque |
Agenda éco
Prix à la production (PPI) de juin à 14h30. Audition de Kevin Warsh (Fed) au Sénat à 16h00. Ventes au détail américaines demain à 14h30.
L'essentiel
L'inflation plus douce a rouvert la porte au risque et propulsé l'or vers un record. Le pétrole tendu et l'audition de Warsh restent les deux garde-fous de la séance. Suivez le fil sur notre page marché, et pour convertir ces séances en méthode, voyez notre guide pour réussir un challenge de prop firm.
Ceci n'est pas un conseil en investissement.
