IPC américain : le S&P 500 défend son support de 7 592

Publié le 11 septembre 2026

L'IPC américain (CPI) sort à 14h30 et le marché ne regarde que ça. Wall Street vient d'aligner quatre séances de baisse, le S&P 500 a fini jeudi à 7 591,79 points, pile sur la zone de support que surveillent les traders. Avec un baril au-dessus de 102 dollars et un taux à 10 ans américain proche de 4,95 %, ce chiffre décide de la séance.

IPC américain et Wall Street le 11 septembre 2026

Pourquoi l'IPC américain fait si peur au marché

Les analystes attendent une hausse des prix de 0,4 % sur le mois et de 3,4 % sur un an, avec un IPC sous-jacent qui reviendrait à 2,4 %, selon Kiplinger. Le chiffre compte moins que ce qu'il déclenche. Les traders donnent déjà entre 62 % et 70 % de chances à une hausse d'un quart de point à la réunion de la Fed des 15 et 16 septembre. Un IPC plus chaud que prévu rendrait cette hausse presque acquise.

BlackRock le dit sans détour : un chiffre élevé ferait pencher la balance vers une hausse et pousserait les rendements obligataires mondiaux encore plus haut. Le signal est parti dès jeudi, quand l'indice des prix à la production est ressorti à 5,4 % sur un an contre 4,7 % en juillet, selon la revue de marché du 10 septembre.

Le baril à 102 dollars fait tout le travail

Cette inflation ne vient plus de la demande, elle vient de l'énergie. Le WTI a bondi de 5,7 % jeudi pour dépasser 102 dollars et le Brent a franchi 105 dollars, au plus haut depuis juillet, note Babypips. Le détroit d'Ormuz reste fermé et des informations non confirmées font état d'un incendie sur le pipeline saoudien Petroline, rapporte investingLive.

Glenmede apporte la nuance qui intéresse les traders : la poussée d'inflation reste portée par l'énergie et ne montre pas encore de signe convaincant d'élargissement au reste des prix. C'est exactement ce que le marché ira chercher dans l'IPC sous-jacent de 14h30.

Les indices US n'ont plus de marge

Jeudi, le S&P 500 a perdu 0,58 %, le Dow Jones 0,60 % à 52 064 points et le Nasdaq 0,65 % à 26 081 points. Le Russell 2000 a lâché plus de 1 %, preuve que les petites valeurs encaissent le plus mal la hausse des taux. Le 30 ans américain est monté à 5,35 %, son plus haut depuis juin 2007, et le 10 ans dépasse 4,97 % ce matin.

La nuit n'a rien arrangé : le Nikkei a perdu près de 3 % et le Kospi environ 2,5 %. En Europe, le CAC 40 avait déjà reculé de 0,49 % jeudi, le jour où la BCE a relevé son taux de dépôt à 2,50 % face à une inflation de zone euro remontée à 3,3 %, comme le rapporte Euronews. Christine Lagarde a présenté cette hausse comme une évidence.

Le thermomètre du risque suit : le VIX est repassé au-dessus de 17 pour la première fois en 28 séances, à 18,17, et l'indice Fear and Greed de CNN est tombé autour de 33. Les séances au jour le jour sont suivies sur notre page marché.

Niveaux clés du jour

Instrument Niveau (support / résistance) Variation (séance du 10 septembre) Scénario / À surveiller
S&P 500 Support 7 588 à 7 620, puis 7 500 ; résistances 7 664 et 7 698 -0,58 % à 7 591,79 Sous 7 588 en clôture, la route s'ouvre vers 7 500 puis 7 292. Au-dessus de 7 664, retour possible sur 7 698.
WTI (pétrole) Ex-résistance 94 dollars devenue support ; extension visée à 107 dollars +5,7 % au-dessus de 102 dollars Tant que le baril tient 94 dollars, la pression sur l'inflation reste entière.
Or (XAU/USD) Support 4 311 à 4 282 dollars ; résistances 4 440 et 4 500 dollars -1,7 % vers 4 330 dollars Casser 4 282 dollars validerait une figure de retournement. Un IPC mou renvoie vers 4 440 dollars.

Niveaux du S&P 500 et du baril relevés par StoneX, ceux de l'or par FXStreet.

Agenda éco

14h30 : IPC américain d'août. Si le sous-jacent sort à 2,6 % ou plus, les taux montent encore et le S&P 500 casse son support. S'il ressort à 2,3 % ou moins, le rebond vers 7 664 redevient jouable.

16h00 : confiance des consommateurs du Michigan, estimation de septembre. Si les anticipations d'inflation des ménages grimpent, la Fed gagne un argument de plus pour bouger mardi et le dollar se renforce.

Mardi 15 et mercredi 16 septembre : réunion de la Fed. Un IPC chaud aujourd'hui et la hausse d'un quart de point devient le scénario central, avec des indices sous pression.

L'essentiel

Le marché américain joue toute sa séance sur un seul chiffre, et le S&P 500 l'attend posé sur son support de 7 588 à 7 620 points après quatre baisses d'affilée. Le pétrole au-dessus de 102 dollars a déjà tiré les taux longs à des niveaux qu'on n'avait plus vus depuis trois ans.

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Ceci n'est pas un conseil en investissement. Contenu purement informatif.

Questions fréquentes

Pourquoi l'IPC fait-il bouger les marchés ?

L'IPC (indice des prix à la consommation, « CPI » en anglais) mesure l'inflation aux États-Unis. Un chiffre plus élevé que prévu pousse la Fed à garder des taux hauts, ce qui pèse sur les actions et les actifs risqués ; un chiffre plus faible nourrit l'espoir d'une baisse de taux et soutient le marché.

Quelle différence entre IPC et IPC sous-jacent ?

L'IPC mesure tous les prix à la consommation, alimentation et énergie comprises. L'IPC sous-jacent retire ces deux postes, jugés trop volatils, pour montrer la tendance de fond que suit la banque centrale.

Pourquoi la Fed relèverait-elle ses taux ?

Une banque centrale relève son taux directeur quand l'inflation reste au-dessus de sa cible. Des taux plus élevés freinent la demande mais pèsent sur les actions et soutiennent souvent le dollar.

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