Bourse US : records avant la Fed de Warsh, 16 juin 2026

16 juin 2026

Wall Street aborde la réunion de la Réserve fédérale au sommet. L'accord de paix entre les États-Unis et l'Iran a propulsé les indices lundi et fait plonger le pétrole, mais l'attention bascule déjà vers Kevin Warsh, qui préside mercredi sa première décision de taux. Le marché parie sur un statu quo et guettera surtout le ton du nouveau patron de la Fed.

L'accord avec l'Iran rebat les cartes

Donald Trump a annoncé dimanche soir que l'accord avec Téhéran était « désormais complet », une signature étant prévue vendredi en Suisse. Le texte prolonge le cessez-le-feu et promet la réouverture du détroit d'Ormuz, par où transite une large part du brut mondial. Le baril a aussitôt dévissé : le WTI a perdu près de 5,5 % autour de 80 dollars et le Brent a reculé d'environ 5 %. La détente a dopé les actifs risqués des deux côtés de l'Atlantique, le DAX gagnant 1,3 % et le CAC 40 1,2 %, tandis que le Nikkei inscrivait un record en Asie.

Wall Street signe de nouveaux sommets

Le Nasdaq Composite a mené la charge avec un bond de 3,07 %, soit 795 points, porté par les valeurs de l'intelligence artificielle et des semi-conducteurs. Le S&P 500 a pris 1,65 % à 7 554,29 points et le Dow Jones a clôturé sur un record, en hausse de 0,92 %. La baisse du pétrole nourrit un cercle vertueux : elle allège la facture des ménages et desserre la pression sur l'inflation, donc sur les taux. « Un cessez-le-feu durable, conjugué au reflux des prix du pétrole, pourrait élargir le rebond au-delà de l'IA et de la tech », estime Anthony Saglimbene, stratège en chef d'Ameriprise. BCA Research a d'ailleurs ouvert un pari haussier tactique sur la consommation discrétionnaire.

La Fed de Warsh entre en scène

La première réunion de Kevin Warsh à la tête de la Fed s'ouvre aujourd'hui. Le verdict tombera mercredi et le consensus table sur un maintien du taux directeur entre 3,50 % et 3,75 %. Tout l'enjeu tient au discours : le reflux du pétrole réduit le risque inflationniste qui inquiétait les comptes rendus précédents. « Les banquiers centraux vont souffler, du moins pour l'instant, car les risques haussiers sur l'inflation semblent s'éloigner », note Prashant Newnaha, stratège taux chez TD Securities. Le dollar est tombé à son plus bas en dix jours et les rendements obligataires ont reflué.

Crypto et or racontent une autre histoire

Tout n'est pourtant pas à la fête. Le bitcoin reste scotché près de 60 000 dollars et l'indice de peur du secteur s'effondre à 18, en peur extrême, à rebours de l'euphorie boursière. L'or, lui, a progressé de 2,8 % vers 4 357 dollars, signe que les investisseurs gardent un pied dans les valeurs refuges. Dans ces phases de transition, la gestion du risque fait toute la différence pour réussir un challenge de prop firm.

Niveaux clés du jour

Instrument Niveau / Prix Variation À surveiller
S&P 500 7 554,29 +1,65 % Tenue du record avant la Fed
Nasdaq Composite 26 683,94 +3,07 % Leadership IA et semi-conducteurs
Dow Jones 51 671 +0,92 % Élargissement hors technologie
Pétrole WTI 80 $ -5,5 % Réouverture du détroit d'Ormuz
Or 4 357 $ +2,8 % Demande de valeurs refuges

Agenda éco

Mises en chantier et permis de construire de mai, aujourd'hui à 14h30 (heure de Paris). Décision de taux du FOMC mercredi à 20h00, suivie de la conférence de presse de Kevin Warsh à 20h30. Ventes au détail de mai mercredi à 14h30. La Bourse américaine sera fermée vendredi pour le Juneteenth.

L'essentiel

Wall Street touche des records grâce à l'accord avec l'Iran et à la chute du pétrole. Le marché retient son souffle avant la première décision de la Fed dirigée par Kevin Warsh.

Ceci n'est pas un conseil en investissement.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le FOMC ?

Le FOMC est le comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine. Il se réunit huit fois par an pour fixer le taux directeur, une décision qui influence directement les actions, le dollar et l'or.

Pourquoi la baisse du pétrole fait-elle monter les actions ?

Un pétrole moins cher allège les coûts des entreprises et des ménages et réduit la pression sur l'inflation. Les banques centrales gagnent alors de la marge pour baisser les taux, ce qui soutient les marchés actions.

Pourquoi le détroit d'Ormuz compte-t-il autant pour les marchés ?

Près d'un cinquième du pétrole mondial transite par le détroit d'Ormuz. Toute menace sur ce passage fait grimper les prix de l'énergie, tandis que sa réouverture les fait reculer et apaise les craintes d'inflation.