Pétrole : le Brent tient à 76 $ avant l'IPC, 13 juillet 2026

13 juillet 2026

Wall Street entame la semaine sur une prudence assumée. Après une clôture de vendredi dans le vert et une semaine de hausse, les investisseurs retiennent leur souffle avant l'IPC (CPI) américain de juin, attendu mardi. En toile de fond, le pétrole garde une prime de risque liée au détroit d'Ormuz, alors que la volatilité des actions retombe au plus bas depuis un mois.

Un marché actions serein, mais en attente

Vendredi, le S&P 500 a gagné 0,42 % à 7 575,39 points, le Nasdaq Composite 0,29 % à 26 281,61 et le Dow Jones 0,29 % à 52 637,01. Les trois indices signent une semaine positive, soutenus par la technologie et par les débuts spectaculaires de SK Hynix au Nasdaq, la plus grosse introduction jamais réalisée par une société étrangère sur la place américaine. Le calme domine. Le VIX est retombé à 15,03, son plus bas niveau en plus d'un mois selon le bureau volatilité de Goldman Sachs. L'indice Fear & Greed de CNN reste neutre, à 49.

Le pétrole garde une prime de risque

Le contraste avec l'énergie est frappant. Le Brent évolue autour de 76 dollars et le WTI près de 71 dollars, après des gains hebdomadaires de 4 à 5 %. La raison tient au détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial. Le trafic y reste très perturbé depuis la reprise des combats entre les États-Unis et l'Iran, et aucun grand navire n'a emprunté la route coordonnée par Washington depuis plusieurs jours. Tant que cette incertitude persiste, le brut conserve un socle de soutien.

L'IPC de mardi, juge de paix

Toute l'attention se porte sur l'IPC de juin, publié mardi à 14h30, heure de Paris. Le consensus table sur un repli de 0,1 % sur un mois, ce qui ramènerait l'inflation annuelle à 3,9 %, contre 4,2 % en mai. Le cœur, hors énergie et alimentation, resterait toutefois ferme à 2,9 %. Ce chiffre pèsera lourd, car la Fed disposera de l'IPC de juin puis des prix PCE avant sa réunion des 28 et 29 juillet. Un chiffre trop chaud raviverait les craintes de taux durablement élevés. Pour comprendre pourquoi cette publication compte autant, voir notre FAQ marchés.

Les banques ouvrent le bal des résultats

Le même mardi, avant l'ouverture américaine, cinq poids lourds publient leurs comptes du deuxième trimestre: JPMorgan, Goldman Sachs, Bank of America, Wells Fargo et Citigroup. Les analystes attendent un bénéfice par action proche de 5,50 dollars pour JPMorgan, en hausse sur un an. Ces résultats donneront le ton sur la santé du crédit et des marchés, au moment où l'inflation reste le principal point d'interrogation.

Niveaux clés du jour

Instrument Niveau / Prix Variation À surveiller
S&P 500 7 575,39 +0,42 % Réaction à l'IPC
Nasdaq Composite 26 281,61 +0,29 % Valeurs technologiques
Dow Jones 52 637,01 +0,29 % Résultats bancaires
DAX 25 067,09 -0,20 % Écart avec Wall Street
CAC 40 8 338,97 +0,15 % Secteur des semis
Brent ~76 $ +5 % (semaine) Détroit d'Ormuz
WTI ~71 $ +4 % (semaine) Prime de risque
VIX 15,03 -5,1 % Regain de volatilité

Agenda éco

  • Mardi 14 juillet, 14h30: IPC (CPI) américain de juin. Consensus à 3,9 % sur un an, cœur à 2,9 %.
  • Mardi 14 juillet, avant l'ouverture US: résultats du deuxième trimestre de JPMorgan, Goldman Sachs, Bank of America, Wells Fargo et Citigroup.

L'essentiel

Le marché actions garde son calme avant l'IPC de mardi, seul juge de paix avant la Fed. Le pétrole, lui, rappelle que le risque géopolitique reste au premier plan. Suivez nos points de marché quotidiens.

Ceci n'est pas un conseil en investissement.

Questions fréquentes

Pourquoi l'IPC fait-il bouger les marchés ?

L'IPC (indice des prix à la consommation, « CPI » en anglais) mesure l'inflation aux États-Unis. Un chiffre plus élevé que prévu pousse la Fed à garder des taux hauts, ce qui pèse sur les actions et les actifs risqués ; un chiffre plus faible nourrit l'espoir d'une baisse de taux et soutient le marché.

Pourquoi le détroit d'Ormuz fait-il bouger le pétrole ?

Près d'un cinquième du pétrole mondial transite par ce passage entre le Golfe et l'océan Indien. Toute menace sur le trafic fait grimper les prix, toute réouverture les détend.

Que mesure le VIX ?

Le VIX mesure la volatilité attendue du S&P 500 sur 30 jours à partir des prix d'options. Au-dessus de 20, il signale une nervosité supérieure à la normale ; en dessous, un marché plus serein.

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