Bourse US : le S&P 500 souffle avant l'emploi, 2 juillet 2026
2 juillet 2026
Wall Street a refermé son meilleur trimestre depuis 2020, puis a marqué une pause mardi quand les investisseurs ont allégé leurs positions sur les puces. Ce jeudi, la séance se joue sur un seul chiffre, le rapport sur l'emploi de juin, publié un jour plus tôt à cause de la fête nationale. Avec Kevin Warsh à la tête de la Fed, chaque donnée solide relance le scénario d'une politique restrictive prolongée.
Un trimestre record, puis la prudence
Le S&P 500 a terminé mardi à 7 483,23 points, en repli de 0,22 %, tandis que le Nasdaq Composite lâchait 0,66 % à 26 040,03. Le Dow Jones a fini quasi stable à 52 305,24. Rien d'alarmant après un premier semestre où les valeurs de semi-conducteurs ont bondi de plus de 80 %. Les investisseurs ont simplement pris leurs bénéfices sur le secteur qui a porté la hausse, un réflexe classique en ouverture de trimestre.
L'emploi américain, juge de paix
Le Bureau of Labor Statistics publie les créations d'emplois de juin à 14h30 heure de Paris. Le consensus table sur 115 000 postes et un taux de chômage stable à 4,3 %, après 172 000 en mai. La veille, l'enquête ADP n'a recensé que 98 000 embauches privées, sous les attentes. Cet écart nourrit deux lectures opposées d'un marché du travail qui ralentit sans rompre.
La Fed de Warsh change la donne
Depuis sa première réunion de juin, le nouveau président de la Fed impose une grille de lecture inhabituelle. « Un rapport solide rapprocherait les marchés de notre scénario de trois hausses de taux en 2026 », prévient BofA Securities. Kevin Warsh a jugé que les anticipations d'inflation s'étaient détendues, sans y voir d'urgence à durcir. Les opérateurs scrutent donc les données d'emploi pour mesurer combien de temps la Fed maintiendra des taux élevés.
Or ferme, pétrole et yen sous surveillance
L'or est repassé au-dessus de 4 050 dollars l'once, en hausse de 0,51 %, après un plus bas de huit mois en début de semaine. Le baril de WTI a reculé de 1,23 % à 67,74 dollars, la détente entre Washington et Téhéran et la reprise du trafic dans le détroit d'Ormuz pesant sur les cours. Sur le change, le yen s'est enfoncé au-delà de 162 pour un dollar, un plus bas de quatre décennies qui ravive le risque d'intervention de Tokyo.
Niveaux clés du jour
| Instrument | Niveau / Prix | Variation | À surveiller |
|---|---|---|---|
| S&P 500 | 7 483,23 | -0,22 % | Réaction au rapport emploi |
| Nasdaq Composite | 26 040,03 | -0,66 % | Rotation hors des puces |
| Dow Jones | 52 305,24 | -0,03 % | Seuil des 52 000 points |
| Or (XAU/USD) | 4 050 $ | +0,51 % | Cap des 4 100 dollars |
| Pétrole WTI | 67,74 $ | -1,23 % | Négociations USA-Iran |
| VIX | 16,45 | -6,80 % | Sursaut sur le NFP |
Agenda éco
14h30 Emploi non agricole (NFP) de juin, États-Unis. Consensus 115 000, chômage 4,3 %. 14h30 Inscriptions hebdomadaires au chômage, États-Unis. Vendredi 3 juillet Wall Street fermée pour la fête nationale; indices des services en zone euro attendus.
L'essentiel
Le rapport sur l'emploi arbitrera la séance et le ton de la Fed pour l'été. Fort, il ravive la menace de hausses de taux; faible, il redonne de l'air aux indices. Pour suivre ces publications au jour le jour, consultez notre agenda de marché.
Ceci n'est pas un conseil en investissement. Contenu purement informatif.
